Monter son propre serveur avec Apache

28 janvier 2009 à 14:50 Publié par Cold Sun dans Découvrir, Logiciels libres
Composition de cet article

Introduction

I. Nom de domaine gratuit avec Dyn-Dns

II. Installation d’Apache

III. Passage de l’IP dynamique (DHCP) en IP statique

A. Connaître l’interface avec laquelle on est connecté

B. Connaître l’adresse IP du routeur

C. Définir l’IP statique

1. Méthode "propre"

2. Méthode "sale"

IV. Configuration de votre box/routeur

A. Sur une Livebox

B. Sur une Freebox

C. Sur une 9Box

D. Sur une autre box

Conclusion

 


 

Introduction

Qu’est ce qu’Apache (prononcez [Apatchi]) ?

Apache est un logiciel libre vous permettant de mettre à disposition vos documents sur un réseau ou même sur le web. Ainsi, vous pouvez héberger votre propre site web depuis chez vous, à condition que le serveur (le pc dans lequel vous installez Apache) soit allumé.

 

I. Nom de domaine gratuit avec Dyn-Dns

Pour vous créer un compte chez DynDNS, rendez vous à cette page : https://www.dyndns.com/account/create.html
Une fois l’inscription faite, identifiez-vous sur le site.
Allez à maitenant à cette page : https://www.dyndns.com/services/dns/dyndns/ cliquez sur « get started » :

Maintenant, remplissez comme-suit les champs qui caractériseront votre site perso :

Hostname : ce sera l’adresse de votre site (ici : ma-future-adresse.homelinux.org )
IP Adress : ne vous fatiguez pas, cliquez sur « Use auto detected IP address »

Maintenant, cliquez sur « Create Host »

Malheureusement, arrivé à cette étape, il vous faudra attendre quelques jours (deux ou trois) .

Passez à la suite, en attendant.

 

II. Installation d’Apache

L’installation du logiciel n’a rien de compliqué : vous pouvez l’installer depuis vos dépôts. Par exemple, sous Ubuntu / Debian et leur dérivés, vous pouvez taper dans un terminal : sudo apt-get install apache2

pour vous assurer que ça marche, cliquez ici : http://localhost/

Normalement, un modeste « It works ! » apparaît.

Maintenant, ça se complique un peu ;) .
Vous allez devoir modifier le fichier . Tapez cette commande :
sudo nano /etc/apache2/apache2.conf

allez tout en bas du fichier, et rajoutez :
NameVirtualHost *

# définition de mes hôtes virtuels
<VirtualHost *>
ServerName ma-future-adresse.mon_domaine.org
DocumentRoot /var/www/
# ErrorLog logs/online-error_log
# TransferLog logs/online-access_log
# CustomLog logs/online-access_log combined
</VirtualHost>

en remplaçant : ma-future-adresse.mon_domaine.org par l’adresse que vous aurez réservé sur dyndns.org

 

III. Passage de l’IP dynamique (DHCP) en IP statique

A. Connaître l’interface avec laquelle on est connecté

Avant toute chose, faîtes ceci : ifconfig
Cette commande vous permettra de connaître l’interface avec laquelle vous êtes connectés.
 

Exemple de ce que vous pouvez avoir :

eth1 Link encap:Ethernet HWaddr 00:60:b3:41:fd:4c
inet adr:192.168.1.2 Bcast:192.168.1.255 Masque:255.255.255.0
adr inet6: fe80::260:b3ff:fe41:fd4c/64 Scope:Lien
UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1
RX packets:19136 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
TX packets:18485 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
collisions:0 lg file transmission:1000
RX bytes:23092002 (22.0 MiB) TX bytes:1831664 (1.7 MiB)

lo Link encap:Boucle locale
inet adr:127.0.0.1 Masque:255.0.0.0
adr inet6: ::1/128 Scope:Hôte
UP LOOPBACK RUNNING MTU:16436 Metric:1
RX packets:6166 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
TX packets:6166 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
collisions:0 lg file transmission:0
RX bytes:483728 (472.3 KiB) TX bytes:483728 (472.3 KiB)

Ici, l’interface grâce à laquelle je suis connecté est eth1 (lo n’est pas important pour nous ici) .
Notez inet adr : c’est l’adresse IP de votre interface en local, et retenez Bcast et Masque.

 

B. Connaître l’adresse IP du routeur

Nous allons aussi rechercher l’adresse de la box/routeur avec la commande : arp

exemple de résultat :
Address HWtype HWaddress Flags Mask Iface
192.168.1.1 ether 00:15:56:98:FF:49 C eth1

Il faut également choisir une adresse IP pour l’attribuer statiquement à votre PC.

 

C. Définir l’IP statique

1. Méthode "propre"

Je ne peux malheureusement pas trop vous aider, vous devrez chercher par vous-même suivant votre box / routeur . Néanmoins, je peux vous donner quelques indications :

- choisissez de préférence une adresse IP hors de la plage des adresse IP attribuées dynamiquement par votre routeur (vous pouvez aller voir du côté de la configuration de votre box ou routeur, quelques mots-clefs : DHCP, début d’IP, fin d’IP).
- Vérifiez que l’IP n’est pas déjà utilisé par un autre PC chez vous . Utilisez la commande ping -c 5 192.168.x.xx , où 192.168.x.xx est l’IP désirée. Si ping vous répond avec Destination Host Unreachable, ça signifie que l’IP est libre. CTRL-C pour arrêter ping.

Petite bidouille :
ping -c 5 192.168.x.xxx &>/dev/null && echo -e "\033[31madresse indiponible\033[0m " || echo -e " \033[32m adresse disponible\033[0m "

 

1. Méthode "sale"

Choisissez une IP plutôt grande (genre 150) , et testez sa disponibilité avec la commande ping.

Dans notre cas :
ping -c 5 192.168.1.150

Petite bidouille :
ping -c 5 192.168.1.150 &>/dev/null && echo -e "\033[31madresse indiponible\033[0m " || echo -e " \033[32m adresse disponible\033[0m "

 

Maintenant, vous êtes prêt à passer en IP statique. Faîtes alors:
sudo nano /etc/network/interfaces

Ensuite, remplacez ceci :
auto [interface]
iface [interface] inet dhcp
[le reste en dessous]

Par ceci (reprenez les résultats de ifconfig):
auto [interface]
iface [interface] inet static
address [ip statique]
netmask [Masque]
broadcast [Bcast]
gateway [ip routeur]
[le reste]

Maintenant, appuyez simultanément sur CTRL et sur X, puis « O » et enfin sur Entrée pour enregistrer.

Et enfin :
sudo /etc/init.d/networking restart

optionnel, mais recommandé :
ifconfig
et regardez la valeur d’inet adr, pour voir si ça correspond à l’IP que vous avez demandé.

 

IV. Configuration de votre box/routeur

Encore une chose de compliquée … (Mah non ^^)

A. Sur une Livebox Sagem

ALT-F2 => « firefox 192.168.1.1 » => identifiant : « admin » ; mot de passe : « admin »

Dans un premier temps :
dans « Serveur Lan » (en haut) => Nouvelle Entrée :
nom du serveur : ce que vous voulez , peu importe
Accès activé : oui
Du port : 80
Au port : 80
protocole : Tcp
Adresse IP locale: [l'IP statique de votre machine]

Et cliquez sur OK .

Pour vérifier que votre serveur fonctionne, allez dans :
Mes Services (à gauche) => Accès Internet

Et relevez votre adresse IP (adresse IP de votre livebox sur internet) .
Maintenant, demandez à quelqu’un qui n’utilise pas votre réseau local de se connecter à http://[adresse IP de votre livebox]
Si il est redirigé vers une page « It works » (l’index de votre serveur apache), vous pouvez continuer.
Sinon, quelque chose n’a pas fonctionné dans la configuration de votre livebox. :/

Dans un deuxième temps :
Allez dans « configuration avancée » (en haut, à droite) => « réseau » => « DynDNS »
Nom d’utilisateur : votre nom d’utilisateur sur DynDns
Mot de passe : votre mot de passe sur DynDns
Nom d’hôte : l’adresse de votre site (ex : ma-future-adresse.homelinux.org )

Maintenant, cliquez sur « Appliquer » puis sur « Mise à jour Maintenant ».

Demandez à un ami hors du réseau local de taper l’adresse de votre site.
Si « It works » apparaît, vous pouvez enfin commencer à travailler avec Apache.
Sinon, réessayez dans 2/3 jours .

 

B. Sur une Freebox

Malheureusement, je ne peux pas trop vous aider, sans retour d’expérience.
Essayer de suivre le tutoriel de ce lien (partie Redirection de Port ) :
http://www.freenews.fr/nat/454-freebox-tutorial-utilisation-de-la-fonction-routeur-novembre-2006.html

Redirigez le port 80.

Demandez à un ami hors du réseau local de taper l’adresse de votre site.
Si « It works » apparaît, vous pouvez enfin commencer à travailler avec Apache.
Sinon, réessayez dans 2/3 jours .

 

C. Sur une N9ufBox

Merci à Sylpro pour cette capture d’ecran.
Allez dans la configuration de votre Neufbox.
Allez dans « Réseau », puis «  NAT »
Vous vous trouvez avec une page similaire à ça :

Remplissez :
-> nom : ce que vous voulez
-> Protocole : TCP
-> Type : Port
-> Adresse IP : [l'IP statique de votre machine]
-> Activation : cochez cette case

Et validez

 

D. Sur une autre box

Cherchez sur google comment rediriger le port 80 vers votre PC via votre box.

 

Conclusion

Cette documentation est fourni en l’état … Nous n’avons pas indiqué la procédure à suivre pour toutes les box tout simplement parce que nous ne somme abonnés que chez un FAI ^^

J’en profite avec cette petite conclusion pour vous rappeller qu’il faut adhérer à l’APRIL ! Si vous avez une bonne résolution à tenir pour l’année 2009, c’est bien celle ci ! Par la même occasion, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2009 !



[Multimédia] Zattoo ou comment regarder la télévision !

5 juillet 2008 à 22:21 Publié par informatiquepratique dans Logiciels libres

Zattoo va vous permettre de regarder la télévision ! Le logiciel s’appuie sur un réseau de chaines de télévision P2P comme Joost à la différence qu’ici, on peut regarder les chaines publiques tel France 2, France 3, France 4, France 5 ou encore Arte. D’autres chaines sont aussi disponibles comme Al Jazeera, Direct 8 ou TV5 Monde.

L’interface est assez sobre puisque le logiciel est composé de deux uniques fenêtres lors de son lancement. Le lecteur de flux et la fenêtre de choix de la chaine (pouvant être masquée). Si l’on clique sur un petit bouton au bas de la fenêtre de selection de chaine, on a accès à un EPG (Guide Electronique des Programmes) très bien fouttu. On ne peut cependant regarder que le programme actuellement à l’antenne sur la chaîne que l’on visionne.

Zattoo est légal car il acquiert les droits de diffusion des chaînes séparément pour chaque pays dans lequel Zattoo est disponible. Le lecteur s’appuie sur la norme vidéo H.264 (soit une variante du MPEG-4 utilisé en télévision numérique).

On reste cependant frustré que le logiciel ne permette pas l’enregistrement des programmes visionnés, fonctionnalité que n’excluent cependant pas les développeurs du programme car ils disent que cela sera implémenté dans une future version.

Attention ! Zatoo fonctionne sur Linux mais ce n’est pas un logiciel libre !Un logiciel propriétaire ne garantit pas l’ensemble des quatre libertés du logiciel libre :

  • le droit d’utiliser le logiciel pour n’importe quel usage ;
  • la possibilité d’étudier le logiciel (accès au code source) ;
  • le droit de copier ou de redistribuer le logiciel ;
  • le droit de modifier et de distribuer des versions modifiées du logiciel.



[Multimédia] Audacity

27 juin 2008 à 14:57 Publié par sylpro dans Logiciels libres

Audacity est pricipalement un logiciel d’édition et de mixage audio mais bien sûr il sert à bien d’autres choses!.

Vous trouvez une musique trop longue, vous voulez rajoutez des « boum-boum » sur vos chansons, vous voulez vous amusez à avoir une voix féminine (ou masculine); et bien Audacity est fait pour vous! Ce logiciel d’édition audio, en interface graphique, vous permet de mixer vos sons et musiques par simple « sélectionner, glisser-déposer ». Le nombre de pistes est illimité, ce qui vous autorise à créer votre propre compilation de musique non-stop, ou de réaliser des bruitages pour vos vidéos, etc… De nombreux scripts sont proposés pour ajouter des effets à vos mixages: fondus, accéleration, ralentissement du son, écho, élimination du bruit, et bien d’autres effets intéressants à tester et découvrir soi-même.

Audacity permet également de convertir ses fichiers audio dans quelques formats très courants (wav, aiff, mp3, Ogg Vorbis, mpeg…).

De nombreuses autres fonctionnalités de mixage audio sont également disponibles pour les plus mélomanes afin de pouvoir jongler efficacement avec la musique et les sons. Bien sûr, le logiciel propose aussi les enregistrements vocaux et l’édition vocale grâce aux effets audio cités ci-dessus.

L’ergonomie du logiciel n’est toutefois pas parfaite et il faut un certain temps d’adaptation avant de pouvoir « mixer » correctement mais cela dit, rien de grave, Audacity reste La référence dans le domaine de l’édition audio parmi les logiciels libres!

Deux versions du logiciel sont proposées: la version stable 1.2.6 et une version Bêta 1.3.5 au moment où j’écris ces lignes. Je vous conseille la version Bêta 1.3.5 qui est relativement stable, et plus performante que la 1.2.6 (Pensez tout de même à sauvegarder régulièrement vos travaux pour ne pas avoir de mauvaises surprises).


Pour obtenir le manuel d’utilisation d’Audacity au format PDF, c’est par ici.



[Utilitaire] Jouez sous linux simplement et gratuitement avec PlayOnLinux

3 juin 2008 à 22:14 Publié par informatiquepratique dans Logiciels libres

PlayOnLinux fait gratuitement ce que fait Cedega ; il vous permet d’installer des jeux ou applications Windows avec une facilité déconcertante

En réalité, PlayOnLinux ne fait que configurer Wine (tout comme cedega la fait). Cela permet cependant de gagner énormément de temps ! C’est incroyable ! Pour vous donner une idée, j’ai pu grace à ce logiciel installer TrackMania Nations Forever en 10 minutes !

Le logiciel s’articule autours de scripts. Chaque logiciel à installer possède un script. Un script est un programme codé en batch permettant une installation simple d’un jeu ou logiciel Windows. Chaque script crée un prefixe de Wine ce qui permet d’avoir une configuration différente de Wine pour chaque programme installé. Voir les différents jeux  supportés par PlayOnLinux

Qu’est-ce que Wine ?Wine est l’acronyme récursif anglophone de « Wine Is Not an Emulator », littéralement Wine n’est pas un émulateur. Parfois, on le considère aussi comme l’acronyme de « WINdows Emulator »[2]. Ce logiciel est une implémentation libre de l’interface de programmation Microsoft Windows bâtie sur X et UNIX (BSD, GNU/Linux), c’est-à-dire qu’il permet d’utiliser sous GNU/Linux des programmes conçus pour fonctionner sous Windows. Le logiciel n’a donc pas besoin du système d’exploitation Windows pour fonctionner.

Cedega (auparavant appelé WineX) est un logiciel propriétaire et commercial développé par la société TransGaming dont le but est de pouvoir exécuter des jeux Windows sous les systèmes GNU/Linux. Visant à obtenir une large compatibilité avec ces derniers, son développement implique, entre autres, l’implémentation la plus large possible de l’interface de programmation DirectX.

La version 3.0 de PlayOnLinux vient de sortir ! Foncez la télécharger ;)



[Multimédia] FFmpeg

30 mai 2008 à 19:58 Publié par sylpro dans Logiciels libres

FFMPEG est un logiciel de convertion de fichiers vidéos et musicaux en ligne de commande.

Très complet, il supporte la plupart des formats vidéos courants comme le .avi (DivX), les différents .mpg, .wmv, .flv, .mp4 et bien d’autres encore. L’audio n’est pas en reste, et comme pour la vidéo, un nombre impressionnant de formats est supporté par le logiciel.

Très simple d’utilisation, il faut néamoins ne pas être fâché avec la console pour pouvoir profiter du logiciel. En effet, tout se fait en ligne de commande. FFmpeg propose une multitude d’options de convertion: parmi tout ce qui est proposé, on retrouve bien-sûr le réglage du débit, du format de la vidéo largeur x hauteur mais aussi de l’instant de début et de fin de convertion dans la vidéo, de la taille maximale du fichier, etc…

par exemple, pour convertir une vidéo .mpg en .flv, il suffit d’entrer dans la console:

ffmpeg -ss 120 -t 300 -i ma_vidéo.mpg -s 800×600 -b 512k ma_vidéo_encodée.flv

Explication du code:

On commence par le plus important:
Avant l’argument -i, on fait apparaître les options portant sur la vidéo à convertir comme les temps de début et fin de convertion par exemple); Ensuite,
le -i [infile] indique la vidéo à convertir (dans le cas présent, pour que la convertion fonctionne, la vidéo doit être dans le dossier personnel)
Après le -i [infile], on indique les options sur le fichier converti (format, débit etc…) et enfin le nom de fichier converti ainsi que son extension.
Dans le code précédent,

-ss [time] correspond au temps de début d’encodage dans la vidéo en secondes

-t [time] correspond au temps de fin d’encodage dans la vidéo en secondes

-s [size] correspond au format largeur*hauteur de sortie de la vidéo en pixels

-b [bitrate] correspond au débit de la vidéo en bit (ne pas oublier la mention k pour obtenir des kbit)

Pour plus d’options, faites un petit tour dans le manuel (man ffmpeg) ou dans l’aide (ffmpeg -h).

A vous de jouer!

Pour quelques exemples de convertion, je vous conseille de vous rendre sur le wiki lprod.org/wiki.

Edit: Si vous êtes vraiment trop allergique à la console, il existe des interfaces graphiques conçues pour exploiter ffmpeg: je vous propose WinFF >> Site Editeur qui est assez minimaliste mais très performant et intuitif.



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